Planète Amour 10 -
La non confluence des deux courants,
le tendre et le sensuel.
Reprenons un scénario idéal !
Le jeune garçon a été aimé par une mère tendre, chaleureuse, et sage, parfaitement équilibrée, comblée affectivement et sexuellement par un mari lui même parfait.
Le jeune garçon vient donc de vivre une période paradisiaque dans le chaud lagon maternel.
Les approches de la puberté, puis la puberté elle même, ont fait apparaître de nouvelles cartes dans son jeu.
Guidé par sa mère, il a compris qu'il devait se séparer d'elle et diriger ses désirs vers d'autres femmes.
Ayant finalement trouvé un "objet" adéquat, il va concentrer sur cet objet féminin ses deux "courants" amoureux.
D'une part le courant tendre, et cette tendresse il avait pu déjà la vivre pleinement avec sa mère.
D'autre part ses nouveaux désirs, sexuels ceux là, ceux là même qui avaient amené la mère à l'écarter d'elle.
Avec sa mère, il buttait sur une impossibilité de vivre en un seul mouvement ces deux "courants".
Avec cette nouvelle femme il pouvait unir en un même faisceau les deux courants de son amour : le courant tendre et le courant sensuel.
Si vous me permettez cette comparaison gastronomique, l'amour parfait, c'est comme une mayonnaise réussie.
De même que l'huile et le jaune d'oeuf s'unissent pour former cette divine substance, gloire de Dijon, l'union de la tendresse et de la sensualité propulse le jeune couple bien au-delà de l' Olympe !
Hélas, 300 millions de fois hélas, les choses ne se passent pas ainsi !
Les maris ne sont pas parfaits et maintiennent rarement leurs épouses, qui sont nos mères, dans un nuage de bonheur sans inquiétude.
Les mères, parce qu'elles sont elles mêmes, bien souvent, en état de souffrance, ont, envers leurs enfants, un comportement qui manque de sérénité.
Elles peuvent rechercher, spécialement avec leur enfant mâle, une sorte de compensation affective.
Le rejet qu'à une autre occasion elles lui infligeront n'en sera que plus durement ressenti, et sera vécu par le garçon comme brutal, injuste.
C'est donc bien souvent un garçon blessé, fragile intérieurement, qui s'approche de cette seconde femme de sa vie.
Il ne va pas le montrer bien sûr !
Il fait le fier.
Et la femme ne demande pas mieux de le croire : elle est rassurée par l'assurance qu'il montre, car elle cherche des bras protecteurs, solides. Mais lui compense sa faiblesse par une attitude d'autant plus "virile" qu'il est en fait moins sûr de lui.
Que va-t-il se passer ensuite ?
Tout est possible bien sûr, et d'un extrême à l'autre. Depuis la brutale satisfaction de ses désirs sexuels, en oubliant la tendresse, jusqu'à l'impossibilité de "consommer", du fait d'une sorte de paralysie affective.
Ce que je voudrais montrer maintenant, c'est que tout le problème, pour l'homme, va être de concilier, de conjuguer, ces deux courants d'amour : le tendre et le sensuel.
Cette difficulté, je veux vous en dire les raisons, et vous en montrer les conséquences dramatiques.
C'est de la non confluence de ces deux courants de l'amour que vont découler pratiquement toutes les mésententes dans les ménages.
Je ne sais pas si j'ai été clair.
Je me dis aussi que vous, les femmes, pouvez être irritées que je passe autant de temps à décortiquer les états d'âme de l'homme, la femme ne semblant jouer que le rôle d'une remorque dans le couple amoureux.
Je vous promets qu'après nous reprendrons le problème en nous mettant dans la peau de la fille !
Juré promis !
D'une manière générale, sans aller jusqu'à l'inceste, les rapports père-fille et mère fils sont souvent plus faciles.
Est-ce une loi inscrite dans notre inconscient ? possible...
On parle moins souvent de l'inceste frère-soeur... est-ce moins courant ?
J'avais pour habitude de donner le bain à mes deux enfants( fille et garçon) en même temps mais je ne me souviens plus jusqu'à quel âge... 6-7 ans, il me semble pour mon fils qui était l'aîné.
C'est lui qui subitement est devenu très pudique, y compris vis à vis de moi...