Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 19:07
 

                           Planète Amour 10 -
 
              La non confluence des deux courants,
               le tendre et le sensuel.


                           Reprenons un scénario idéal !


                           Le jeune garçon a été aimé par une mère tendre, chaleureuse, et sage, parfaitement équilibrée, comblée affectivement et sexuellement par un mari lui même parfait.

                            Le jeune garçon  vient donc de vivre une période paradisiaque dans le chaud lagon maternel.

                            Les approches de la puberté, puis la puberté elle même, ont fait apparaître de nouvelles cartes dans son jeu.

                            Guidé par sa mère, il a compris qu'il devait se séparer d'elle et diriger ses désirs vers d'autres femmes.

                             Ayant finalement trouvé un "objet" adéquat, il va concentrer sur cet objet féminin ses deux "courants" amoureux.
                             D'une part le courant tendre, et cette tendresse il avait pu déjà la vivre pleinement  avec sa mère.
                             D'autre part ses nouveaux désirs, sexuels ceux là, ceux là même qui avaient amené la mère à l'écarter d'elle.

                             Avec sa mère, il buttait sur une impossibilité de vivre en un seul mouvement ces deux "courants".
                             Avec cette nouvelle femme il pouvait unir en un même faisceau les deux courants de son amour : le courant tendre et le courant sensuel.

                              Si vous me permettez cette comparaison gastronomique, l'amour parfait, c'est comme une mayonnaise réussie. 
                              De même que l'huile et le jaune d'oeuf s'unissent pour former cette divine substance, gloire de Dijon, l'union de la tendresse et de la sensualité propulse le jeune couple bien au-delà de l' Olympe !


 

                                     Hélas, 300 millions de fois hélas, les choses ne  se passent pas ainsi !
                                     Les maris ne sont pas parfaits et maintiennent rarement leurs épouses, qui sont nos mères, dans un nuage de bonheur sans inquiétude.
                                     Les mères, parce qu'elles sont elles mêmes, bien souvent, en état de souffrance, ont, envers leurs enfants, un comportement qui manque de sérénité.
                                     Elles peuvent rechercher, spécialement avec leur enfant mâle, une sorte de compensation affective.
                                     Le rejet qu'à une autre occasion elles lui infligeront n'en sera que plus durement ressenti, et sera vécu par le garçon comme brutal,  injuste.  


                                      C'est donc bien souvent un garçon blessé, fragile intérieurement, qui s'approche de cette seconde femme de sa vie.
                                      Il ne va pas le montrer bien sûr !
                                      Il fait le fier.
                                     Et la femme ne demande pas mieux de le croire : elle est rassurée par l'assurance qu'il montre, car elle cherche des bras protecteurs, solides. Mais lui compense sa faiblesse par une attitude d'autant plus "virile" qu'il est en fait moins sûr de lui.

                                       Que va-t-il se passer ensuite ? 

                                       Tout est possible bien sûr, et d'un extrême à l'autre. Depuis la brutale satisfaction de ses désirs sexuels, en oubliant la tendresse, jusqu'à l'impossibilité de "consommer", du fait d'une sorte de paralysie affective.

                                        Ce que je voudrais montrer maintenant, c'est que
tout le problème, pour l'homme, va être de concilier, de conjuguer, ces deux courants d'amour : le tendre et le sensuel.

                                        Cette difficulté, je veux vous en dire les raisons, et vous en montrer les conséquences dramatiques.
                                       
C'est de la non confluence de ces deux courants de l'amour que vont découler pratiquement toutes les mésententes dans les ménages.

                                        Je ne sais pas si j'ai été clair. 


                                        Je me dis aussi que  vous, les femmes, pouvez être irritées que je passe autant de temps à décortiquer les états d'âme de l'homme, la femme ne semblant jouer que le rôle d'une remorque dans le couple amoureux.

                                        Je vous promets qu'après nous reprendrons le problème en nous mettant dans la peau de la fille !
                                        Juré promis !



Par kloviss pinson
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 15:08

                       Planète Amour - 9 -
              Un chemin caillouteux entouré de précipices !


                     Merci Allier-née d'avoir sans plus attendre envisagé le cas ou le garçon  va rencontrer, d'abord, des rebuffades ! 

             Je m'étais laissé aller à raconter, et à me raconter, un conte de fée : première rencontre, premier succès, et tout de suite le bonheur parfait : il est évident que cela n'a rien à voir avec la réalité !


             Les premières rencontres sont en fait tâtonnantes, hésitantes, pleines de craintes, de maladresses, de sous entendus, de mises en scènes qui ne correspondent en rien à ce que sont vraiment l'un et l'autre ces deux jeunes postulants à l'amour. Ils peuvent avoir l'air très sûrs d'eux-mêmes, alors qu'ils ont une trouille pas possible. Ce sont souvent des essais pour voir, des expérimentations !

             Être capable de se dévoiler dans sa vérité, pas seulement anatomique mais aussi psychologique,devant l'autre n'a rien de naturel ! Ce qui est naturel, c'est la dissimulation !

             Et ce rappel fait par Allier-née de la réalité de nos premières relations va nous permettre de comprendre pourquoi la transformation des investissements amoureux (du garçon : je recentre !) va rencontrer d'énormes obstacles, et donc très souvent se fourvoyer dans des situations scabreuses, douloureuses, autant pour lui que pour sa partenaire.

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            Mais avant même de regarder la (jeune) femme qu'il va rencontrer, regardons la femme qu'il s'apprête à quitter : sa mère.

            Car, rappelons le, elle est sa première éducatrice en amour.

            Dans la construction imaginaire d'un cas d'évolution idéale, nous avons bien entendu supposé que l'attitude de la mère vis à vis de son fils avait été parfaitement adaptée.

             Dans un premier temps elle avait manifesté à son fils une vibrante tendresse, un contact confiant et gai avec toutes les parties de son corps, le couvrant de caresses et de baisers;
              Elle avait accueilli sans la moindre gêne les premières manifestations  par lesquelles le garçon exprimait son bonheur d'être aimé d'une façon si chaleureuse par la femme unique et incomparable qu'était  sa  mère.
              Puis elle avait sagement pris des distances avec son fils, se dépossédant déjà progressivement de son corps. Non par froideur ou indifférence, mais écart prudent et gradué dicté par une sorte d'instinct civilisateur. Le garçon en avait souffert, découvrant le manque, mais ces premières frustrations étaient constamment adoucie par toutes les autres manifestations de tendresse qui demeuraient.

             Enfin elle l'avait encouragé à se lier avec des "étrangères" de tous âges, avait salué ses toutes premières relations comme des victoires. 

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             Dans la réalité, la mère n'agit pas toujours ainsi !

             Elle manifeste parfois une gêne à manipuler son fils. Ce que l'enfant, dès ses toutes premières semaines, perçoit intensément !

             On dit d'une telle mère qu'elle ne sait pas manifester sa tendresse à son enfant. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'en éprouve pas. Mais elle est elle-même tellement culpabilisée qu'elle n'ose pas se montrer tendre avec son enfant.

             Ses propres inhibitions risquent alors de lui faire mesurer très parcimonieusement ses marques d'amour. Les premières frustrations, indispensables, qu'elle va infliger à son garçon, seront de ce fait ressenties par lui beaucoup plus douloureusement . 

              Sans parler d'une éventuelle paire de gifles que la mère pourrait infliger à son fils pour avoir oser dire ou faire quelque chose de trop osé ! 

              Sans parler de ses éventuelles mises en garde pour lui déconseiller, voire lui interdire,  telle ou telle rencontre.

              Imaginez comment un tel garçon va ressentir ses désirs sexuels naissants, ou simplement les premières manifestations de sa sexualité.
 
              Il est clair que ses désirs vont lui apparaître comme coupables, puisque condamnés par la mère,  donc mauvais, dangereux, honteux, incompréhensibles.

              Pour peu qu'une religion vienne ajouter sa dose de culpabilisation, lui parle de "péché", de "Vierge Marie" (pas contente du tout !), de l'enfer qui est le lot des garçons "impurs", et le pauvre môme va se juger  malade dans son corps, ou sous la domination de Satan, empli de saleté et de perversions. 
             
               Et peut-être bien tout ça à la fois !



              Imaginez donc un tel garçon, qui se sent rejeté par sa mère, s'approchant ... disons d'un autre être féminin.
             Comment l'aborder ?
             Avec confiance, joie, légèreté ? Mais d'où tirerait-il cette aisance ? Cette absence de peur ? 
              Toute autre femme, quelque soit son âge, est une image de la mère. 

              Bon, d'accord, j'exagère et je noircis le tableau à l'excès !

                                       ********************************

              Imagimons donc, en faisant un bond dans le temps, et pour rejoindre ce qu'imaginait Allier-née, imaginons que ce garçon en vienne à nouer une relation avec une fille, et que même cette fille accepte très volontiers ce qu'il désire entreprendre, et que soudain, après de premiers encouragements, elle le repousse... 
  
               Que va-t-il se produire dans le psychisme et l'affectivité de ce garçon à votre avis ? 

                J'attends avec un grand intérêt vos réactions !
               

              
              
Par kloviss pinson
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 11:25

                                

      Planète Amour – 8 *–
    Sortie supposée de l’adolescence.
    Entrée dans une nouvelle configuration amoureuse.


 Sortie supposée de l’adolescence. 

             Je connais mal l’enfance : trop loin de moi. 
             La mienne fut vécue comme médiocre, car minée par mes interrogations sans réponses
              Et par une multitude de peurs.
              Puis elle s'est estompée par l’oubli.

              L’adolescence est cette période durant laquelle des transformations sont supposées intervenir pour transmuer « l’enfant » en « adulte », lequel va « aimer » différemment.
 
              Parvenu à ce point, je suis comme un marcheur se trouvant devant un bras de mer, et dans l’impossibilité de le traverser.
              Car je suis obligé de l’admettre : je suis incapable de décrire d'une façon vraiment satisfaisante l’évolution qui s’opère dans le psychisme durant cette métamorphose qui doit permettre d’aborder de nouveaux rivages.

               Les « adultes » ont-ils vraiment opéré cette métamorphose ?
               Ou font-ils semblant de l’avoir réalisée ?
               Sort-on jamais totalement de cette période là ?



     Imaginons une évolution idéale.

              Pour un garçon (pardon les filles !).
              Le petit garçon « aime » sa mère.
              C’est un attachement global, vital.

              Prennent forment en lui des « désirs » d’un nouveau genre, centrés sur son appareil sexuel qui se développe, prend de la force, et rappelle sa présence de plus en plus souvent.

               Ces « désirs » sont confus au départ : se devinent en filigrane seulement. C’est plus une tension interne, physiologique,  qui se cherche un mode d’expression psychique.

                Cette tension prend pour cible (pour « objet ») la mère.
                C’est le point de départ.


                Mais la mère, après une période étonnée et admirative, va finir par envoyer à son fils des signaux négatifs.
                Le garçon va ressentir durement ces refus : il se sent repoussé, moqué parfois, ou même menacé. Ses naïves démarches vont le conduire de plus en plus souvent vers des déroutes humiliantes.

                Nous, les adultes, rions des déclarations d’amour et des projets exprimés par nos petits. Mais pour eux, ce sont des choses sérieuses, très sérieuses !
                Les échecs qu’ils connaissent alors sont de véritables chagrins, et même des blessures cruelles.


                 Mais je n’oublie pas : il faut d’abord décrire une évolution idéale.


      Entrée dans une nouvelle configuration amoureuse.


                   Jour après jour, mois après mois, année après année, alors que le garçon grandit, que son corps se fortifie, il consent peu à peu à écarter ses regards de sa mère.
                   Non seulement il y consent, mais peu à peu il va réellement se détacher d'elle, et va devenir incapable de "désirer" sa mère, ou si ce mot vous choque, disons incapable de diriger ses pensées vers sa mère. Elle va perdre tout intérêt sexuel à ses yeux et lui perdra jusqu'au souvenir de cette période désormais révolue, totalement oubliée, comme si elle n'avait pas existé.
                   Peut-être a-t-il des sœurs.
                   Si elles sont plus grandes que lui, elles ont peut-être joué un rôle de secondes mères.
                   S’il s’attache trop à l’une d’elles …
                   mais là, ça devient trop compliqué et nous entraînerait trop loin : oublions cette éventualité !


                   Peu à peu donc, les « regards »  du garçon, porteurs de désirs et d’espoir, vont se diriger vers des « objets » féminins totalement extérieurs à sa famille. 
       
                    Sautons encore mille étapes intermédiaires !
                    Chaussons des bottes de sept lieues.


                    Il est maintenant un jeune homme beau et fort.
                    Son désir sexuel est au premier plan de son existence.
                    Il « tombe » amoureux d’une jolie jeune fille.
                    Elle devient tout pour lui !
                    Elle occupe sa pensée et de jour et de nuit.
                    Il n’en dort plus ! 

                    Toutes ses puissances d’aimer qu’il dirigeait en balbutiant vers sa mère, dans les temps lointains où il était un petit  garçon, toutes ses puissances se sont maintenant concentrées sur cette jeune femme, plus belle que l’aurore ! 
                     Son choix amoureux est comme une loupe qui concentre les rayons du soleil sur un point unique, et c’est alors que son amour met le feu à la belle ! 
                     C’est fait : ils s’unissent et vivent ensemble.


                     On parle à tort de lune de miel : c’est de soleil de miel qu’il faudrait parler !
                      Le jeune homme a maintenant « transféré » sur cette jeune femme tout ce qu’il dirigeait vers sa mère.
 
                       Il a « transféré » quoi ?
                       Il a transféré deux « courants » d’amour, que nous allons nommer.

                        Un : le courant tendre.
                        Cette tendresse, la mère la laissait venir vers elle. 
                        Elle les unissait dans une tendre complicité.

                         L’autre courant, le sensuel, le sexuel
                        Ce courant là, la mère, après une période d’hésitation, l’avait repoussé, d’abord doucement, puis de plus en plus fermement au fur et à mesure que les choses devenaient plus sérieuses.


                          L’objet « mère » n’était pas adéquat pour le recevoir.




                          Cette jeune femme accepte les deux, comble les deux.
                          C’est une apothéose.

                          C’est tellement beau, cette évolution idéale, que nous allons en rester là aujourd’hui !

 

 

 

Par kloviss pinson
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 00:02


           Planète Amour 7-
           La pudeur : symptôme de l'interdit -


                       Je reprends ici votre commentaire , Allier-née   car vous décrivez parfaitement un phénomène très important : l'apparition de la pudeur.  Voici ce que vous écrivez :

                     Garçons ou filles, j'ai constaté que les enfants deviennent très pudiques vers 6 ou 7ans et pas seulement avec les parents ou avec les frères et sœurs.


                      Quand je bossais, les séances de piscine étaient une vraie galère pour beaucoup d'enfants, uniquement parce qu'ils devaient se déshabiller dans le même grand vestiaire (un garçon, un fille bien sûr).Et moi, je devais les surveiller sans entrer dans le vestiaire des garçons (pas facile).Là, on n'était plus dans l'inceste...
                       A ceux qui me parlaient de leurs problèmes, je leur apprenais à nouer leur serviette autour d'eux.
                       Je pense que par les temps qui courent, il est préférable d'avoir un enfant qui sache que son corps est son intimité .Autrefois, on ne nous l'expliquait pas assez.

                        La description que vous faites de ces séances de piscine est parfaite !  
                        Me revient en tête une chanson ( comptine ?).
                        Elle disait ceci :

                         Quand j'étais petit, je n'étais pas grand,
                         Je montrais mon cul à tous les passants
                          Et les gens disaient : veux-tu le cacher !
                          Je leur répondais : veux-tu le lécher ?
 
                      
                         Ce glorieux quatrain doit donc traduire l'état de l'esprit de l'enfant avant 6 ou 7 ans, selon votre observation. Sa nudité ne lui pose alors aucun problème. Elle est même conquérante, provocante. 
                          Les parents, les "gens", peuvent bien dire ce qu'ils veulent, ça n'a aucun effet.
                         En fait... si.
                         L'opposition répétée des adultes (qui s'exprime par des reproches, mais aussi des attitudes, des vexations) va finalement avoir un effet considérable : une peur va faire son apparition dans l'esprit de l'enfant, et un jour il va soudain prendre conscience qu'il doit cacher cette région de son corps. Pourquoi ? Parce que l'enfant a fini par "intérioriser" les paroles des parents.
                          Tant que cette "intériorisation" n'est pas faite, il peut désobéir effrontément à ses éducateurs, se moquer d'eux. Une fois l'intériorisation des interdits réalisée, le petit être ne sait plus où se cacher car la surveillance et les reproches sont devenus intérieurs.
                          Où peut-on bien se cacher quand l'oeil qui surveille est à l'intérieur de soi ?

                            J'aime bien ce que vous nous dites :

           
A ceux qui me parlaient de leurs problèmes, 
      je leur apprenais à nouer leur serviette autour d'eux.
    
     
                             Voici donc l'adulte qui intervient pour modérer les peurs de l'enfant ! Un peu comme s'il lui disait : oui bien sûr, il faut cacher ton sexe, mais il ne faut pas non plus en faire toute une histoire ! 
                             Ce qui montre bien que la menace que l'enfant ressent, à partir de ce moment là, a bien une source intérieure. 
                              En d'autres termes l'inscription de la loi   est  désormais faite dans le psychisme de l'enfant !      

                              Mais vous dites ceci :    
                             
Là, on n'était plus dans l'inceste...
                              Oui et non !
                              Il est vrai que les parents n'étaient pas là. Mais en un autre sens ils étaient bien là : l'éducateur est une figure parentale  ! Vous, l'institutrice, vous étiez un substitut maternel parfait !  Et les camarades de la classe étaient les substituts des frères et des soeurs. 

                              C'est bien la loi "de l'interdit de l'inceste", inaugurée dans la cellule familiale et qui venait d'achever son "enregistrement" dans leurs appareils psychiques, qui déterminait, chez les enfants dont vous vous occupiez, cette sorte de panique  : 
                               les séances de piscine étaient une vraie galère pour beaucoup d'enfants !

                                                    Votre réflexion est juste, rationnelle, correcte pour un esprit cartésien : Là, on n'était plus dans l'inceste...
                                Mais le psychisme de vos petits élèves n'en étaient pas encore là !  
                               Pire que cela ! 
                               Je compte bien vous montrer que cette confusion, que le petit enfant fait (entre sa mère et son institutrice, ses frères et soeurs et ses camarades de classe) cette confusion, nous allons la retrouver bien plus tard, quand nous allons réfléchir à la vie amoureuse des adultes. Or elle va avoir des conséquences ... parfois catastrophiques. 
                              Ou, en d'autres termes, la "loi de l'interdit de l'inceste" va avoir (parce que mal cadrée) des effets dévastateurs dans la vie amoureuse ...... 
                              Or cette "loi" a un champ d'application des plus imprécis, et  tend à s'étendre à tout le tissu social, comme une tache d'huile...
                              Mais n'allons pas trop vite. 


                           J'ai connu un garçon qui couchait avec sa mamie (personne seule) jusqu'à l'âge de 11 ans et il était très perturbé...la raison? Absence de ses parents pendant la semaine ou dormir avec mamie?
                            L'inceste existe; parents enfants...frère, sœurs ....et encore trop de cas n'arrivent pas devant les tribunaux....C'est dommage!


                            J'ai connu une personne à peu prés de mon âge dont les parents étaient frère et sœur biologiques et élevés par les grand-parents.C'était très compliqué dans la vie et dans la tête du garçon ...il avait vraiment de gros problèmes. (Milieu commerçant d'une petite ville de province).
                            On parle beaucoup plus de tout cela maintenant car les victimes parlent (un peu plus).

Mais je suis persuadée qu'il y avait plus d'incestes autrefois (il y a 40 ou 50 ans)....
                             Ce que je viens d'écrire est un peu hors-sujet.

 

 

                            Hors-sujet votre commentaire ?
                            En plein dedans au contraire !

                            Et c'est exactement ce que je souhaitais : une réflexion commune sur ce sujet ô combien difficile, non seulement parce qu'il est complexe, mais aussi parce qu'il est infiltré par une multitude de peurs qui rodent encore en nous : reliquats de notre enfance.

                             En parler  va nous obliger à éradiquer nos peurs, et c'est cela qui va libérer nos intelligences ! Le pari est, je le sais, audacieux. 

                             Quant à l'inceste lui même, vécu, réalisé, certes oui il existe !  Nous en dirons à l'occasion quelques mots, et en particulier l'inceste frère-soeur.
                             Mais ce soir, on s'arrête ! 
                             Ciao !

Par kloviss pinson
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Mercredi 22 juillet 2009 3 22 /07 /Juil /2009 16:00

               Planète Amour - 6 -
            L'inscription de l'interdit de l'inceste -
            Comment et où ? -       

                       En exergue de ce chapitre 6
                       je vais placer le commentaire de Mjo pour le chapitre 5.

            La théorie biologique justifie cette loi à elle seule de mon point de vue...
            D'une manière générale, sans aller jusqu'à l'inceste, les rapports père-fille et mère fils sont souvent plus faciles.
            Est-ce une loi inscrite dans notre inconscient ? possible...
            On parle moins souvent de l'inceste frère-soeur... est-ce moins courant ?
            J'avais pour habitude de donner le bain à mes deux enfants( fille et garçon) en même temps mais je ne me souviens plus jusqu'à quel âge... 6-7 ans, il me semble pour mon fils qui était l'aîné. 
            C'est lui qui subitement est devenu très pudique, y compris vis à vis de moi...





                       Si la tendresse qui s'établit entre la mère et son enfant mâle (selon notre parti pris de rétrécir notre champ d'investigation) ne rencontrait aucun obstacle, pourquoi viendrait-elle à interrompre son développement ?   
                        Comment comprendre ce brusque surgissement de la pudeur chez l'enfant lui-même ? Qu'est-ce que la pudeur sinon  la manifestation, au niveau de la conscience, d'un interdit ? Peut-être sa perception est-elle confuse, mais sa force est évidente : si forte qu'elle est capable de bloquer un comportement. 
                        Pourquoi ce garçon, qui ne craignait pas de chasser son père pour rester seul près de sa mère, avec son petit pénis tout raide, pourquoi ce même garçon  (car c'est le même !) devient -il soudain timide et désireux de cacher ce qu'il montrait avec fierté ? 

                        Où est donc inscrite cette loi interdisant l'inceste ? 
                        
" dans notre inconscient ? "
                         se demande Mjo.
                         Je pense que oui, car sinon où serait-elle donc inscrite ? Dans les textes de loi ? Mais cela est secondaire, vient bien longtemps après, comme la remorque que traîne une voiture. 
  

                         Dire qu'elle est inscrite dans l'inconscient signifie que nous n'y pensons pas clairement.
                         Mais qu'une mère se trouve devant le sexe érigé de son petit garçon, et elle va éprouver une certaine gêne, plus ou moins forte ou légère,  plus ou moins teintée d'humour ... ou d'une certaine angoisse ...  selon l'état de ses propres équilibres internes. 
                         Cette gêne est l'expression consciente de cette loi "inconsciente", de la même façon qu'un petit iceberg que l'on voit flotter du côté du Spitzberg signale la présence d'une véritable montagne sous marine, invisible (inconsciente) et  donc la présence d'un danger.... 
    
                          
Que fait-on lorsqu'on voit   un petit  iceberg ?
                          Si on ne fonce pas comme une brute écervelée, on s'écarte prudemment.
                          C'est ce que fait une mère intelligente.
                          Mille fois, sans même y faire très attention (c'est-à-dire inconsciemment) elle se comporte de telle sorte que jamais elle ne va heurter l'iceberg ! 
                         Car bien sûr, c'est dans l'inconscient de la mère (de l'adulte) que cet interdit est inscrit. Il ne l'est pas encore dans le psychisme de l'enfant. La question que je pose, c'est de savoir comment il va s'inscrire chez lui.
                         Proposons une comparaison hardie : par une sorte de photocopie  reproduisant l'inconscient de la mère ! 

                         Quand la mère, sans avoir l'air de rien, et peut-être même sans y penser d'une façon précise, évitera tel ou tel contact, en apparence simplement parce qu'il est inutile, l'inconscient de l'enfant, qui travaille comme une sorte de radar, ou de laser, va très bien reconnaître, comprendre, que ce contact évité a une signification bien plus sérieuse..... 
                           Bribes après bribes, lettres après lettres, l'interdit se transmet, d'inconscient à inconscient, d'âme à âme, de coeur à coeur....

                          Et un jour, c'est le jeune fils 
qui subitement  devient très pudique vis à vis de  sa mère. 
                           La mère ressent cette attitude nouvelle comme "subitement" apparue, mais elle est le résultat d'une longue inscription : le fils est comme une clé USB qui a copié le logiciel maternel, au fil des jours.




                         Je vais vous raconter une histoire. 

                         J'ai connu une mère célibataire. Elle a eu un garçon. Prétextant le manque de place (il est vrai que son appartement était minuscule...) elle a fait coucher son bébé dans son lit. Le bébé a grandi, mais est resté dans le lit de sa mère. N'est-ce pas le souhait de tout enfant de venir dans le lit des parents ? Et comme là il n'y avait pas de père pour le chasser.... il y est resté , et a continué à grandir.... 

                         Il a de la sorte atteint l'âge de ... douze ans.

                         Cette fois la mère a bien perçu que les érections du fils devenaient de plus en plus fréquentes, évidentes, de plus en plus gênantes, impossibles à ignorer !
                         La mort dans l'âme, elle a fini par accepter ce qu'elle avait toujours et farouchement refusé de faire : faire sortir son enfant de son lit, et le faire coucher seul, loin du corps maternel.
 
                           Ce jour là l'inscription de l'interdit de l'inceste s'est enfin accomplie dans l'inconscient du garçon : par un simple changement de lit. 
                           Mais vous rendez-vous compte de la brutalité de ce changement pour lui ! Ce n'est pas, heureusement, la façon coutumière de procéder. Cela se fait habituellement par touches infimes, presque imperceptibles.
                           Et un jour  (et on ne sait pourquoi ce jour là)  la pudeur apparaît ! Cela signifie que l'inscription est achevée et que l'interdit est en place !




                          Que va-t-il se passer ensuite ? 
                          C'est ce que nous allons voir dans la prochaine édition !

                          Pour l'instant l'heure est venue ....
                          d'une petite récréation !




                      
Par kloviss pinson
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